L’Association de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD-Guinée) a tenu, le 7 octobre 2025, son Assemblée Générale Ordinaire dans la salle de conférence du CNPG à Conakry. L’événement a réuni trente-cinq (35) participants venus des quatre régions naturelles de Guinée, ainsi que les membres du Conseil d’Administration et du personnel exécutif.
Présidée par Madame la Directrice Nationale de la Régulation des ONG et Associations de Guinée, cette rencontre avait pour objectif principal de présenter, discuter et valider le bilan des activités réalisées par ACORD-Guinée sur la période 2022-2024, tout en définissant les perspectives 2025-2026.
Une gouvernance participative et transparente
Dans son mot d’ouverture, M. Aboubacar Pastoria Sylla, Vice-président du Conseil d’Administration, a salué la forte mobilisation des membres et rappelé l’importance de cette Assemblée dans la consolidation de la gouvernance interne de l’organisation. Il a mis en exergue la nécessité de renforcer la crédibilité et la transparence d’ACORD-Guinée auprès de ses partenaires techniques et financiers.
Pour sa part, Madame la Directrice Nationale de la Régulation des ONG a félicité ACORD-Guinée pour son engagement constant en faveur du développement local, notamment à travers ses interventions sur des thématiques majeures telles que le foncier rural, l’agriculture, l’environnement, la prévention et la gestion des conflits. Elle a réaffirmé le soutien du Gouvernement guinéen, à travers le MATD, pour accompagner les actions de l’organisation sur le terrain.
Un bilan riche et porteur d’enseignements
Le Directeur Exécutif, M. Macky Bah, a présenté le rapport moral 2022-2024, mettant en lumière les réalisations majeures, les défis rencontrés et les perspectives à venir.
Le Responsable des Programmes, M. Ibrahima Soumaoro, a ensuite détaillé les résultats obtenus dans la mise en œuvre des activités opérationnelles, tandis que le Comptable, M. Mamoudou Traoré, a exposé le bilan financier triennal, soulignant la rigueur et la transparence dans la gestion des ressources.
Les échanges entre participants ont porté sur plusieurs recommandations clés, notamment :
La capitalisation et la diffusion des connaissances produites par l’ONG, notamment sur les droits des populations locales et la gestion responsable des ressources naturelles ;
La prise en compte du genre dans les rapports d’activités et les statistiques de bénéficiaires ;
La valorisation des résultats qualitatifs obtenus, notamment à travers les cliniques juridiques pour la gestion des conflits ;
Le renforcement du positionnement stratégique d’ACORD-Guinée face à des projets d’envergure nationale comme Simandou 2040 ;
Le plaidoyer pour la reconnaissance d’ACORD-Guinée comme organisation d’utilité publique, au regard de son impact social tangible.
Des témoignages forts et inspirants
L’Assemblée a également été marquée par des témoignages émouvants, notamment celui de M. Ibrahima Barry, ancien Responsable du PBF en Guinée, qui a salué la rigueur, la transparence et la crédibilité d’ACORD-Guinée, citant l’organisation comme un modèle de professionnalisme parmi les ONG nationales.
Une vision tournée vers l’avenir
En clôturant les travaux, les participants ont exprimé leur satisfaction pour la qualité des échanges et la pertinence des recommandations formulées. ACORD-Guinée réaffirme ainsi son engagement à poursuivre ses efforts pour le développement inclusif, durable et équitable au service des communautés locales.
ACORD-Guinée — Ensemble pour un développement participatif, équitable et durable.
Promulguée le 07 février 2024, la Loi d’Orientation Agricole (LOA) constitue un instrument stratégique pour le développement agricole en Guinée. Mais pour devenir réellement opérationnelle, elle doit être accompagnée de textes d’application adaptés aux réalités du terrain. C’est dans cette perspective que ACORD-Guinée, en partenariat avec la CNOP-G et le CODEC, a organisé deux ateliers régionaux — à Kindia (03–04 septembre 2025) et à Dabola (06–07 septembre 2025) — afin d’identifier et de prioriser les dispositions de la LOA nécessitant des textes d’application, avec la participation active des communautés rurales.
✍️ Des débats inclusifs et participatifs
L’atelier de Kindia a réuni les acteurs de la Basse Guinée et de la Moyenne Guinée, tandis que celui de Dabola a mobilisé les représentants de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière. Dans les deux localités, producteurs, organisations paysannes et société civile ont activement contribué aux débats, mettant en lumière les articles nécessitant des clarifications pour mieux répondre aux réalités du monde rural.
Les acteurs saluent l’initiative
Pour Ahmed Baka Kéita, premier vice-président de la CNOP-G, la démarche est essentielle :
« La tenue de ces ateliers est capitale pour la vie du monde rural. En réunissant les quatre régions naturelles autour de la LOA, ACORD-Guinée permet aux préoccupations des producteurs d’être véritablement prises en compte. Une loi sans textes d’application effectifs sur le terrain va à l’encontre de son objectif. »
👉 La nécessité des textes d’application
De son côté, Ibrahima Soumaoro, Responsable Programmes de ACORD-Guinée, insiste sur l’importance de traduire la LOA en actions concrètes :
« La promulgation de la LOA le 07 février 2024 est une avancée majeure, mais sans textes d’application, son impact restera limité. Ces ateliers permettent aux organisations paysannes et de la société civile d’identifier les articles qui nécessitent des ajustements et de formuler des propositions.
Ces recommandations, portées sous forme de plaidoyers auprès de l’État, visent à garantir que les préoccupations des communautés rurales soient réellement prises en compte dans la mise en œuvre de la loi. »
L’ONG ACORD-Guinée (Association de Coopération et de Recherche pour le Développement) et la CNOP-G (Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée), en partenariat avec le Collectif des Organisations de la Société Civile pour la Défense des Droits des Communautés (CODEC), ont organisé, le mardi 29 juillet 2025, une réunion technique dans un espace hôtelier de Conakry. Cette rencontre avait pour but de faire le point sur l’état d’avancement du processus d’adoption de la Politique Foncière Agricole (PFA) et définir des perspectives de plaidoyer concertées.
Une vingtaine de participants a pris part à cette réunion, notamment des représentants des organisations membres du CODEC, des membres de la Plateforme multi-acteurs sur le foncier, du Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAGEL), ainsi que des personnes ressources et des partenaires engagés dans le processus de réforme foncière en Guinée.
L’objectif principal de cette rencontre est de dresser un bilan complet du processus d’adoption officielle de la PFA, en identifiant les étapes déjà franchies, les actions en cours, ainsi que les blocages d’ordre institutionnel, technique ou politique.
Aboubacar Demba Touré, expert juriste sur le foncier rural au sein du Projet d’Appui aux Statistiques Agricoles et au Foncier (ASAF) du ministère de l’Agriculture, souligne : « Nous avons été invités pour échanger sur les dernières avancées du processus d’adoption et pour discuter de notre implication dans la suite du projet ASAF. Il s’agit également de réfléchir à une stratégie traduite en plan d’action afin d’appuyer et d’accélérer les prochaines étapes. C’est pourquoi au sortir de cette réunion, je m’attends à des actions de plaidoyer d’accompagnement, comme l’ont toujours fait les organisations paysannes (OP) et les organisations de la société civile (OSC), pour aider les autorités à mieux comprendre le processus ayant permis de produire aujourd’hui un document consensuel et légitime, reflétant des préoccupations des populations guinéennes. »
Après avoir lancé officiellement les travaux de l’atelier, Amadou Bah, Coordinateur national du CODEC, insiste sur la portée stratégique de cette réunion : « Il s’agit d’une réunion technique pour faire l’état des lieux de la réforme foncière agricole, tirer les leçons du chemin parcouru et se projeter avec un plan d’action clair en faveur de l’adoption de la PFA. Notre plateforme œuvre pour protéger les organisations paysannes dans leurs droits fonciers, promouvoir l’agriculture familiale et soutenir les initiatives rurales. L’adoption de la Politique Foncière Agricole, ainsi que de la future Loi Foncière Agricole, contribuera de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des communautés rurales et au développement d’une agriculture familiale durable, viable et inclusive. »
Cette réunion marque une volonté commune des ONG, des organisations paysannes, des institutions publiques et de la société civile de renforcer la concertation en vue d’accélérer le processus d’adoption de la Politique Foncière Agricole ( PFA).
À Kindia, du 27 au 28 avril 2025, ACORD-Guinée, en partenariat avec la CNOP-G et avec l’appui du CCFD-Terre Solidaire et du GRET, a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des producteurs agricoles et d’acteurs de la société civile. Pendant deux jours, 35 participants venus de divers horizons – organisations paysannes, ONG environnementales, médias, plateformes de concertation – ont uni leurs voix et leurs efforts pour comprendre, analyser et répondre aux effets du changement climatique en Guinée.
Un défi global, une réponse locale.
Face à l’urgence climatique, ACORD-Guinée s’est donné pour mission de rendre le changement compréhensible, mais surtout maîtrisable par les communautés rurales. Cet atelier a permis d’aborder les réalités concrètes du changement climatique à travers des exercices pratiques, l’étude de documents stratégiques comme la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) ou la Loi d’Orientation Agricole (LOA), et la présentation d’outils concrets d’adaptation.
Pour Ibrahima Soumaoro, responsable programme à ACORD-Guinée :
« Ce phénomène est une menace silencieuse mais bien réelle. En renforçant les capacités des producteurs, de la société civile et des services techniques de l’État, nous contribuons à bâtir une réponse nationale cohérente et durable. »
Les discussions ont également permis de croiser les expériences vécues dans les quatre régions naturelles du pays, mettant en lumière des réalités climatiques contrastées mais toutes alarmantes. Cette diversité a nourri un espace d’échange riche et stratégique.
Des ambassadeurs du climat engagés
Mme Émilie Leroux, du CCFD-Terre Solidaire, a salué l’énergie collective :
« Le dynamisme et l’engagement des participants étaient remarquables. Le changement climatique reste un concept flou pour beaucoup, alors qu’il frappe déjà de plein fouet les zones rurales guinéennes. Il est temps d’agir, car chaque action compte. »
Pour Mamadi Diaby, président de la COASP, l’atelier marque un tournant :
« C’est à nous, leaders paysans, de transmettre ces connaissances à nos communautés. Nous repartons comme des ambassadeurs du climat, porteurs de solutions et de messages d’alerte. »
Un message fort aux autorités
En clôture, Aboubacar Pastoria Sylla, vice-président de la CNOP-G, a rappelé avec force :
« Nos récoltes, nos moyens de subsistance, tout est menacé. Il est urgent d’agir collectivement : producteurs, autorités, partenaires techniques… nous avons tous un rôle à jouer pour préserver notre avenir. »
Au terme de cette rencontre, les participants sont repartis mieux armés pour affronter les bouleversements climatiques et sensibiliser leurs communautés. Ce sont désormais des relais d’espoir, prêts à impulser une dynamique locale d’adaptation et de résilience face à l’un des plus grands défis de notre temps.