Faranah au cœur de la mobilisation pour la protection du fleuve Niger

Faranah au cœur de la mobilisation pour la protection du fleuve Niger

Après le lancement officiel de la 5ᵉ édition de la Caravane ouest-africaine de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau (CGTE), les activités se sont poursuivies à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah autour d’un panel de haut niveau placé sous le thème :

« Les impacts de la pollution du fleuve Niger : quelles solutions ? »

Présidé par l’Inspecteur régional de l’Environnement, ce panel a réuni Asoumane Mory Oularé, expert en foncier agricole, Elhadj Issa Kouyaté, président des usagers du fleuve Niger, Laouratou Barry, coordinatrice du RENOFF, et Yamoussa Bangoura du CNOSCG.

Les échanges ont permis de mettre en lumière les nombreuses menaces qui pèsent aujourd’hui sur le fleuve Niger, notamment la pollution liée aux activités humaines, les déchets plastiques, la mauvaise gestion des ordures ménagères et la déforestation. Les panélistes ont également rappelé le rôle essentiel des autorités, des communautés et des organisations de la société civile dans la protection de cette ressource vitale. Plusieurs initiatives déjà engagées, telles que les campagnes de sensibilisation, les actions de reboisement et les efforts de gestion des déchets, ont été présentées comme des réponses concrètes aux défis environnementaux.

Dans une ambiance conviviale, interactive et riche en échanges, ce panel a renforcé la compréhension des enjeux liés à la préservation du fleuve Niger et a permis de dégager des pistes d’actions collectives pour un avenir plus durable.

Cette journée a également été marquée par plusieurs gestes symboliques. En signe d’hospitalité et de reconnaissance, la Préfecture de Faranah a offert des bottes de protection aux caravaniers, témoignant ainsi de son soutien à cette initiative régionale.

Pour marquer le passage des caravaniers dans la région de Faranah, l’Inspecteur régional de l’Environnement a offert dix (10) plants. Ces jeunes arbres ont été mis en terre dans l’enceinte de l’Institut, laissant un symbole vivant de l’engagement collectif en faveur du reboisement, de la lutte contre la déforestation et de la préservation du fleuve Niger pour les générations futures.

À travers cette caravane, les communautés ne se contentent pas de dénoncer les défis : elles proposent des solutions, sensibilisent et passent à l’action pour préserver les ressources naturelles au bénéfice des générations présentes et futures.

Restez connectés pour suivre les prochaines étapes de cette aventure ouest-africaine et retrouvez toute l’actualité de la caravane sur notre site : www.acordguinee.org.

Sérédou : la Caravane ouest-africaine fait entendre la voix des communautés

Sérédou : la Caravane ouest-africaine fait entendre la voix des communautés

Dernière étape de la Caravane en Guinée, Sérédou a vibré au rythme d’un carnaval citoyen animé par les caravaniers et caravanières, ponctué de chants, de slogans et de messages de sensibilisation, avant un accueil chaleureux des communautés locales.

La cérémonie d’ouverture a réuni le Maire, ses vice-maires, le représentant de Madame la Sous-préfète, les représentants des organisations paysannes, les autorités locales, les organisations de la société civile et les communautés, témoignant d’une forte mobilisation autour des enjeux de la caravane.

Au nom des différentes délégations, les caravaniers ont porté un plaidoyer en faveur du renforcement du dialogue entre l’État et la société civile, tout en appelant à la reconnaissance et à la protection des droits des aides ménagères.

Le temps fort de cette étape a été le panel sur l’accès des femmes à la terre, qui a permis de mettre en lumière les défis communs auxquels les femmes font face en Afrique de l’Ouest : accès limité au foncier, pesanteurs socioculturelles, inégalités dans l’héritage et vulnérabilité des jeunes filles. Les témoignages des femmes de Sérédou ont également souligné l’urgence de renforcer leur autonomisation économique et leur accès sécurisé à la terre.

La journée s’est poursuivie par la visite d’une ferme agroécologique pratiquant une agriculture 100 % biologique, avant une démonstration pratique de fabrication du Bokashi, un engrais organique promu grâce aux appuis techniques et financiers de la Convergence Globale des Luttes Pour la TERRE ET L’EAU Convergence TerreetEau et de ACORD GUINEE , en faveur d’une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Étape après étape, la Caravane ouest-africaine construit un plaidoyer régional fort en faveur des droits des communautés, de la justice sociale et de la préservation des ressources naturelles, en route vers le Forum Social Mondial.

À Mamou, de la théorie à la pratique : les producteurs découvrent des solutions agroécologiques pour renforcer leurs exploitations

À Mamou, de la théorie à la pratique : les producteurs découvrent des solutions agroécologiques pour renforcer leurs exploitations

ACORD-Guinée accompagne les Organisations Paysannes dans l’adoption des pratiques agroécologiques adaptées aux réalités locales

La transition agroécologique se construit avant tout avec les producteurs, à travers l’apprentissage, l’expérimentation et le partage des connaissances. C’est dans cette dynamique qu’ACORD-Guinée a organisé, du 20 au 21 juin 2026 à Mamou, une formation pratique au profit des Organisations Paysannes dans le cadre du Projet d’appui à la transition agroécologique des exploitations agricoles familiales dans les quatre régions naturelles de la Guinée.

Cette rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités des producteurs sur les pratiques agroécologiques permettant d’améliorer la fertilité des sols, de valoriser les ressources locales et de favoriser des systèmes de production plus durables.

Durant les sessions, les participants ont échangé autour des principes de l’agroécologie, de la gestion durable des sols, de la production de bio-intrants et des alternatives naturelles aux intrants chimiques. L’accent a particulièrement été mis sur la pratique, avec une démonstration de fabrication du Bokashi, un engrais organique fermenté produit à partir de matières disponibles localement.

Cette technique permet d’améliorer la qualité des sols, de renforcer leur fertilité et de favoriser une meilleure croissance des cultures tout en offrant aux producteurs une solution accessible basée sur les ressources de leur environnement.

La démonstration a été réalisée avec l’appui de producteurs déjà initiés aux pratiques agroécologiques à travers les visites d’échange facilitées par ACORD-Guinée dans le cadre du projet. Une approche qui favorise la transmission des savoirs entre producteurs selon le principe « Paysan à Paysan ».

Pour Mathieu Monemou, producteur participant à cette formation, cette expérience représente une véritable découverte :

« C’est la première fois que j’entends parler du Bokashi et que je vois concrètement comment on le fabrique. Avant, je ne connaissais pas cette technique. Aujourd’hui, je comprends qu’avec des éléments que nous pouvons trouver facilement dans notre environnement, nous pouvons produire un engrais naturel capable d’améliorer nos sols et nos productions. C’est une très bonne expérience pour moi et je compte partager ces connaissances avec d’autres producteurs. »

Dans une ambiance marquée par la joie, les échanges et l’apprentissage collectif, cette formation a permis aux participants de repartir avec des connaissances pratiques directement applicables dans leurs exploitations.

Au-delà d’un atelier de formation, cette rencontre constitue une étape importante dans la diffusion des pratiques agroécologiques et dans le renforcement de l’autonomie des exploitations agricoles familiales en Guinée.

Car la transition agroécologique prend racine lorsque les producteurs deviennent eux-mêmes acteurs des solutions.