ACORD-Guinée accompagne les Organisations Paysannes dans l’adoption des pratiques agroécologiques adaptées aux réalités locales
La transition agroécologique se construit avant tout avec les producteurs, à travers l’apprentissage, l’expérimentation et le partage des connaissances. C’est dans cette dynamique qu’ACORD-Guinée a organisé, du 20 au 21 juin 2026 à Mamou, une formation pratique au profit des Organisations Paysannes dans le cadre du Projet d’appui à la transition agroécologique des exploitations agricoles familiales dans les quatre régions naturelles de la Guinée.
Cette rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités des producteurs sur les pratiques agroécologiques permettant d’améliorer la fertilité des sols, de valoriser les ressources locales et de favoriser des systèmes de production plus durables.
Durant les sessions, les participants ont échangé autour des principes de l’agroécologie, de la gestion durable des sols, de la production de bio-intrants et des alternatives naturelles aux intrants chimiques. L’accent a particulièrement été mis sur la pratique, avec une démonstration de fabrication du Bokashi, un engrais organique fermenté produit à partir de matières disponibles localement.
Cette technique permet d’améliorer la qualité des sols, de renforcer leur fertilité et de favoriser une meilleure croissance des cultures tout en offrant aux producteurs une solution accessible basée sur les ressources de leur environnement.
La démonstration a été réalisée avec l’appui de producteurs déjà initiés aux pratiques agroécologiques à travers les visites d’échange facilitées par ACORD-Guinée dans le cadre du projet. Une approche qui favorise la transmission des savoirs entre producteurs selon le principe « Paysan à Paysan ».
Pour Mathieu Monemou, producteur participant à cette formation, cette expérience représente une véritable découverte :
« C’est la première fois que j’entends parler du Bokashi et que je vois concrètement comment on le fabrique. Avant, je ne connaissais pas cette technique. Aujourd’hui, je comprends qu’avec des éléments que nous pouvons trouver facilement dans notre environnement, nous pouvons produire un engrais naturel capable d’améliorer nos sols et nos productions. C’est une très bonne expérience pour moi et je compte partager ces connaissances avec d’autres producteurs. »
Dans une ambiance marquée par la joie, les échanges et l’apprentissage collectif, cette formation a permis aux participants de repartir avec des connaissances pratiques directement applicables dans leurs exploitations.
Au-delà d’un atelier de formation, cette rencontre constitue une étape importante dans la diffusion des pratiques agroécologiques et dans le renforcement de l’autonomie des exploitations agricoles familiales en Guinée.
Car la transition agroécologique prend racine lorsque les producteurs deviennent eux-mêmes acteurs des solutions.