ACORD Guinée (Association de coopération et de recherche pour le développement), en partenariat avec la Plateforme Multi-Acteurs sur la Gouvernance Foncière (PFMA) et la Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée (CNOP-G), avec l’appui du Comité Technique Foncier et Développement (CTFD), a organisé à Kissidougou la deuxième session régionale de formation sur les réformes foncières.
Cette rencontre a mobilisé les acteurs de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière, venus renforcer leurs capacités sur les enjeux de gouvernance foncière, les mécanismes de sécurisation et le rôle essentiel des organisations communautaires dans la sensibilisation et le plaidoyer.
🎙️ Intervention du Responsable Programme d’ACORD Guinée
Ibrahim Soumarou, Responsable Programme, a rappelé que ces ateliers visent à outiller les organisations paysannes et les acteurs locaux pour qu’ils puissent jouer un rôle actif dans la gestion foncière, relayer les informations dans leurs communautés et porter des actions de plaidoyer auprès des décideurs. Il a également souligné que ce processus engagé depuis 1992 marque une étape importante pour le pays, avec une politique foncière agricole largement construite avec les contributions des communautés locales.
📸 Retour en images sur cette étape clé qui consolide les engagements locaux en faveur d’une gestion équitable, durable et apaisée du foncier.
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La gestion durable et équitable des terres constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour le développement de la Guinée. C’est dans cette dynamique que ACORD Guinée (Association de coopération et de recherche pour le développement), en partenariat avec la Plateforme Multi-Acteurs sur la Gouvernance Foncière (PFMA) et la Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée (CNOP-G), a lancé à Kindia, du 07 au 08 novembre 2025, une session régionale de formation consacrée au renforcement des capacités des acteurs clés de la gouvernance foncière.
Avec l’appui technique et financier du Comité Technique Foncier et Développement (CTFD), cette activité a réuni plusieurs représentants venus de la Basse Guinée et de la Moyenne Guinée. L’objectif est d’outiller ces acteurs pour maitrise des innovations introduites par la Politique Foncière Agricole (PFA) et son articulation avec la Politique Foncière Nationale (PFN). Pour ACORD Guinée cette formation permet également à ces acteurs d’être mieux préparés à jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des réformes foncières, mais aussi dans la sensibilisation des communautés et le plaidoyer auprès des décideurs .
Depuis plusieurs années, la question foncière est au cœur des préoccupations rurales en Guinée. Conflits entre agriculteurs et éleveurs, litiges sur les terres héritées ou disputes entre communautés… autant de situations qui fragilisent la cohésion sociale et freinent le développement agricole. C’est pourquoi le renforcement des capacités des acteurs locaux apparaît comme une condition essentielle pour une gouvernance foncière apaisée et durable. En favorisant une meilleure compréhension des politiques foncières nationales, cette initiative entend promouvoir une appropriation locale des réformes, gage de leur succès sur le terrain.
Au-delà de la formation, les sessions régionales organisées par ACORD Guinée offrent un espace de concertation et d’échanges entre les différents acteurs : représentants d’administrations locales, élus, organisations paysannes, et membres de la société civile. Ces moments de dialogue permettent d’identifier les difficultés rencontrées dans l’application des textes, de partager les bonnes pratiques et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales.
L’un des points forts de cette démarche réside dans la cohérence recherchée entre la Politique Foncière Agricole (PFA) et la Politique Foncière Nationale (PFN). En clarifiant les rôles et responsabilités des différents acteurs, ces politiques visent à garantir un accès équitable à la terre, tout en sécurisant les droits fonciers des exploitants agricoles, notamment des femmes et des jeunes ruraux, souvent marginalisés dans les processus décisionnels.
En initiant ces sessions de formation dans les différentes régions, ACORD Guinée et ses partenaires contribuent à poser les bases d’une gouvernance foncière équitable, transparente et participative. Une gouvernance qui, à terme, devrait renforcer la sécurité alimentaire, réduire les conflits d’usage des terres et favoriser le développement économique local.
Cette initiative, saluée par les participants, marque une étape importante dans le processus de mise en œuvre des réformes foncières en Guinée et illustre l’engagement des acteurs nationaux à construire un avenir plus juste et plus durable pour les communautés rurales.
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En Guinée Forestière, les femmes rurales de Sérédou se mobilisent pour défendre leur terre, préserver leurs semences et bâtir un avenir durable. Sous le parrainage d’ACORD Guinée, et avec son appui technique, l’Union des Femmes Agricultrices et Éleveuses de Sérédou (UFAES) met en œuvre le projet « Renforcement de la résilience des femmes rurales de Sérédou pour la promotion de l’agroécologie paysanne face aux effets du changement climatique ».
Ce projet vise à accompagner les femmes rurales dans l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, capables de renforcer leur autonomie et leur résilience climatique.
À travers des ateliers participatifs et des démonstrations pratiques, les participantes ont découvert des techniques simples et efficaces : 🌱 fabrication de biopesticides et biofertilisants locaux, 🌾 associations culturales et gestion durable des sols, 🌳 pratiques d’agroforesterie et protection de la biodiversité.
Cette initiative incarne un véritable changement de mentalité : les femmes rurales deviennent actrices du développement durable, prêtes à diffuser leurs savoirs et à inspirer leurs communautés. Leur engagement prouve qu’il est possible de produire sans détruire, tout en préservant la terre pour les générations futures.
💬 « Nous savons maintenant qu’il est possible de nourrir nos familles tout en protégeant notre environnement », confie une participante inspirée.
✨ En tant que parrain du projet, ACORD Guinée reste aux côtés de l’UFAES pour assurer un accompagnement technique durable et soutenir la diffusion des bonnes pratiques agroécologiques à travers la Guinée.
👉 Suivez ACORD Guinée pour découvrir d’autres initiatives inspirantes et des actions de transformation portées par les communautés rurales : 🌐 www.acordguinee.org 📘 Facebook – ACORD Guinée 📸 Instagram / X / YouTube : @acordguinee
La seconde journée de la Journée nationale de valorisation des semences paysannes et des produits agroécologiques locaux a été marquée par un atelier national de renforcement des capacités, réunissant les acteurs du monde rural, des organisations paysannes, des institutions techniques et des partenaires.
Cette journée a permis d’approfondir plusieurs thématiques essentielles au développement d’une agriculture souveraine et durable :
Les systèmes semenciers paysans en Guinée : enjeux et perspectives
Le cadre politique national et les droits des paysans sur les semences
L’agroécologie paysanne comme fondement de la sécurité et de la souveraineté alimentaire
La production et l’utilisation des bio-intrants locaux
Le lien entre agroécologie et climat, à travers le retour d’expériences des ambassadeurs du climat
Ces ambassadeurs, issus des Organisations Paysannes Agricoles (OPA) et formés lors des précédentes activités sur le changement climatique, ont ouvert la rencontre avec des témoignages inspirants. Ils ont partagé les actions concrètes menées dans leurs communautés : campagnes de sensibilisation, reboisement, valorisation des pratiques agroécologiques et protection des semences locales. Leurs interventions ont mis en lumière la dynamique du réseau des ambassadeurs du climat, créé pour renforcer la résilience des producteurs face aux effets du changement climatique.
Le moment fort de cette journée a été l’intervention du Dr Mamadou Goïta, Directeur Exécutif de l’IRPAD (Institut de Recherche et de Promotion des Alternatives en Développement), venu du Mali. Il a animé une formation approfondie sur les semences paysannes, abordant leur définition, leur typologie et la classification des différentes catégories de semences.
À travers des exemples concrets du Mali, il a illustré les stratégies nationales et communautaires adoptées pour la reconnaissance et la valorisation des semences paysannes, soulignant la nécessité pour chaque pays d’Afrique de l’Ouest de construire ses propres cadres de reconnaissance adaptés aux réalités paysannes.
Cette rencontre, coordonnée par la COPAGEN-Guinée (Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain), en collaboration avec la CNOP-G (Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée) et ACORD-Guinée, avec l’appui du CCFD-Terre Solidaire, a été un espace de dialogue, d’apprentissage et de mobilisation.
Elle a permis de renforcer la cohésion entre acteurs, de promouvoir la reconnaissance des semences paysannes comme bien commun, et de rappeler l’importance du droit des paysans à conserver, utiliser et échanger leurs semences, dans une vision agroécologique adaptée aux défis du climat.
L’événement s’est clôturé sur un engagement collectif : faire des semences paysannes et de l’agroécologie les piliers d’une souveraineté alimentaire durable en Guinée.
Pour en savoir plus et découvrir les témoignages des ambassadeurs du climat, rendez-vous sur le site officiel d’ACORD Guinée.
La ville de Kindia a abrité, ce vendredi 31 octobre, la Journée nationale de valorisation des semences paysannes et des produits locaux dérivés en agroécologie.
Organisée par ACORD Guinée (Association de coopération et de recherche pour le développement), en partenariat avec la COPAGEN (Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain) et la CNOP-G (Confédération nationale des organisations paysannes de Guinée), avec l’appui du CCFD-Terre Solidaire, cette journée a mis à l’honneur les savoirs paysans, les pratiques agroécologiques et le rôle crucial des communautés rurales dans la préservation du patrimoine semencier.
Une célébration qui a rassemblé des producteurs et productrices venus des quatre régions naturelles de la Guinée, notamment la Basse-Guinée, la Moyenne-Guinée, la Haute-Guinée et la Guinée Forestière, autour d’une même conviction, celle de préserver, transmettre et valoriser les semences paysannes, piliers de la souveraineté alimentaire nationale.
Moment phare de la journée, la foire d’exposition des semences paysannes a offert une véritable vitrine du génie paysan guinéen. Les représentants des quatre régions naturelles y ont exposé leurs variétés locales riz, maïs, fonio, arachide, igname, piment, gombo… tout en partageant leurs savoir-faire et leurs techniques de conservation.
Cette exposition a également permis d’échanger sur les défis de la conservation et de la reproduction des semences locales, souvent mieux adaptées aux réalités climatiques et agricoles de la Guinée.
L’après-midi a été marqué par une séance pratique sur la fabrication du Bocashi, un engrais organique naturel riche en micro-organismes bénéfiques, favorisant la fertilité des sols et réduisant la dépendance aux engrais chimiques.
Cette activité a été facilitée par les OPA membres du COASP-Guinée (Comité Ouest Africain des Semences Paysannes de Guinée), bénéficiaires de formations et de visites d’échange au Mali dans le cadre du projet régional sur la promotion des semences paysannes.
Une expérience saluée par l’ensemble des participants, illustrant le passage concret de la théorie à la pratique et la valorisation du savoir-faire acquis au niveau régional.
Dans son allocution, Macky Bah, Directeur pays d’ACORD Guinée, a rappelé la portée stratégique de cette initiative : « Cette journée s’inscrit dans un contexte où la question des semences est au cœur des enjeux de la sécurité alimentaire, de la justice sociale et de la résilience écologique. Préserver les semences locales, c’est préserver notre avenir et notre autonomie. »
Macky Bah, Directeur pays d’ACORD Guinée.
« Valoriser les semences locales issues de l’agroécologie, c’est reconnaître l’importance du monde paysan. Ces semences sont essentielles à notre développement rural », a souligné Abdoulaye Camara, représentant du Réseau guinéen Traction Animale et Développement Intégré (RGTA-DI).
Abdoulaye Camara, représentant du Réseau guinéen Traction Animale et Développement Intégré (RGTA-DI).
De son côté, Mamadou Goïta, Directeur exécutif de l’Institut de Recherche et de Promotion des Alternatives en Développement (IRPAD) basé à Bamako, a salué l’engagement de la Guinée : « Grâce à ce projet, trois pays sont concernés: la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Mali. Et la Guinée en est le pays majeur. L’expérience guinéenne sert aujourd’hui de modèle dans la sous-région. »
Mamadou Goïta, Directeur exécutif de l’Institut de Recherche et de Promotion des Alternatives en Développement (IRPAD) basé à Bamako.
Présidant la cérémonie d’ouverture, Aboubacar Pastoria Sylla, Vice-président de la CNOP-G, a encouragé les producteurs à partager les connaissances acquises dès leur retour dans leurs localités : « Le capital d’un producteur agricole, c’est la bonne semence. Quand on a une bonne semence, on a un bon rendement. J’invite chacun à transmettre ce savoir à la base. »
Cette journée de valorisation a permis de renforcer les liens entre acteurs du monde rural, d’affirmer l’importance du patrimoine semencier local et de rappeler que la souveraineté alimentaire de la Guinée repose avant tout sur la reconnaissance du rôle central des paysans et paysannes.
Comme l’a résumé un participant : « La semence, c’est la vie. Et la vie, c’est ce que nous voulons protéger pour nos enfants. »
Pour en savoir plus sur les initiatives d’ACORD Guinée en faveur de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire, rendez-vous sur www.acordguinee.org